- Category
- ARCHITECTURE
- DESIGN
- PHOTOGRAPHY
- FASHION
- ART
- ADVERTISING
- Lahcen Fikri
- 0Contacts
- 0Events
- 0News
- 0Blogs
- 0Groups
- Contacts (0) Show all
1992 - Exposition, Hôtel Anfa (ex-Atlantis), Casablanca
1995 - Exposition, Carrefour des Livres, Casablanca
1996 - Exposition collective (Lamia Naji, Karim Alaoui), Omar El Khayam, Casablanca
2000 - Exposition, Design Concept, Rabat
2001 - Exposition, Madâin Art, Rabat
2002 - Exposition, Tilila, Casablanca
2003 - Exposition, Palais Jamai (Festival des Musiques Sacrées, Fès)
2004 - Exposition à lâHôtel Communal de Woluwe Saint-Pierre, Bruxelles
2005 - Animation dâun atelier de peinture, Heure Joyeuse, Casablanca
- Exposition, Palais des Congrès, par Matisse Art Galery, Marrakech
- Participation à la vente aux enchères de la CMOOA, Casablanca
2007 - Exposition collective (Salim Mouline, Rick Bak) « Portraits sâentêtent » Exhibit, Rabat
2008 - Exposition à lâHôtel Communal de Woluwe Saint-Pierre, Bruxelles
2009 - Exposition collective (Florence Arnold, Aziz Nadi) « Corps et Visages », Galarie Espace Souffle, Casablanca Ghandi
Autres : Guitariste de Jazz (participation à de nombreux événements) - Composition musicale
Le travail de Lahcen Fikri est de ceux qui appellent à ré-agir. Le peintre attaque. Le visiteur tente d’esquiver l’agression. Vainement. L’oeuvre est forte qui s’empare des regards, dégorge ses démons, les nôtres en même temps. Noirceurs intimes. Fantasmes. Fantômes.
Il y a, dans ces visages défigurés et ces corps mis à mal, la douleur grimaçante d’un Francis Bacon. Grandeur et décadence. Crispation.
Le dessin, abrupt, capture le temps et la matière qu’il modèle, triture et torture. L’encre dévore toute la surface du support, s’y insinue, se disperse, réapparaît, enfle à la limite de l’éclatement, comme prête à en surgir.
Le traitement chromatique est double. Tout en clair-obscur, il accentue l’expression des sombres figures, leur côté monstrueux au sens premier du terme tandis que les postures se font volumes. L’artiste frôle le monde de la sculpture. Quand au contraire la couleur hausse le ton, chaque plage colorée largement cernée de noir, l’artiste happe la lumière qu’il fait fusionner à la touche, irrégulière pour plus de sonorité dans la transparence. La technique tend alors vers l’esprit du vitrail.
La problématique de la mouvance de l’espace, de sa vibration, guide l’oeuvre jusque dans l’utilisation choisie des encres de récupération dont il joue avec une poésie très personnelle. L’absence de titre incite le visiteur au dialogue avec l’oeuvre, qu’il se fasse surprendre, qu’il renâcle ou qu’il se laisse emporter dans les entrelacs des arabesques sinueuses des compositions complexes qui écrivent l’espace de l’oeuvre.
Christine JHELIL
Critique d’art